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Du fondateur de l’Ordre des Prêcheurs,
ses contemporains ont gardé la mémoire
d’un « homme selon l’Evangile »,
libre et fraternel, brûlant de compassion :
« Dieu lui avait donné une grâce spéciale
envers les pécheurs, les pauvres, les affligés :
il en portait les malheurs
dans le sanctuaire intime de sa compassion.
Une de ses demandes fréquentes et singulières à Dieu
était qu’il lui donnât une charité véritable et efficace
pour le salut de tous les hommes. »
[Jourdain de Saxe Libellus 12,13]
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Entre 1170 et 1173 Naissance à Caleruega
en Castille (Espagne).
1199 Dominique rejoint la Communauté
des chanoines de la cathédrale d'Osma.
1203-1204 / 1205-1206 Il accompagne par deux fois Diègue, son évêque, chargé par le roi de Castille
d'une mission diplomatique au Danemark.
1206 Rencontre de Diègue et Dominique avec les légats pontificaux à Montpellier, point de départ de la prédication itinérante et mendiante dans la pauvreté.
1206-1207 Fondation de Prouilhe, par Diègue et Dominique pour des femmes ramenées à foi de l’Eglise.
1215 Fondation du premier couvent des frères à Toulouse (actuelle « Maison Pierre Seilhan »).
1216 Approbation de l'Ordre des Prêcheurs
par le Pape Honorius III.
1217 Dispersion à Prouilhe des premiers frères
envoyés à Paris, Madrid, Rome… Bologne.
Départ de Dominique pour Rome puis Bologne.
6 août 1221 Mort de Dominique à Bologne.
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S’il ne nous a laissé aucun écrit, Dominique a su impulser un style de vie qui aujourd’hui encore permet à des frères et des sœurs de vivre de son inspiration.
« La religion de Saint Dominique est toute large, toute joyeuse, toute parfumée : un vrai jardin de délices… » écrivait Sainte Catherine de Sienne au XIV° siècle !
Au principe de tout, son désir passionné de « se donner tout entier pour le salut de tous les hommes » comme le Christ lui-même, désir mûri dans une intense vie de prière. La nuit, on l’entendait supplier : « Mon Dieu, ma Miséricorde, que vont devenir les pécheurs ? ».
L’Ordre des Prêcheurs est né du mystère de cet amour pour tous les hommes. Il doit au génie de son fondateur, Dominique, à son don d’organisation, à son attention aux signes des temps et à son sens de l’Église, une étonnante capacité d’adaptation et une grande vitalité. |
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