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Un peu d'histoire |
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On doit au frère Bernard Gui (+1337), les premiers éléments statistiques fiables sur l'expansion de l'Ordre des Prêcheurs en moins d'un siècle, de l'Espagne à la Suède, de la France à l'Ukraine : 394 couvents de frères et 58 de sœurs en 1277 - 554 de frères et 154 de moniales en 1303. En 1303, sur les dix-huit provinces de l'Ordre, trois seulement ne comptent encore aucun monastère ; la plupart des autres n'en ont que deux ou trois. L'expansion est plus accentuée en France, en Italie, en Allemagne.
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Prouilhe demeurant pour tout l'Ordre le foyer d'origine, c'est à Montargis (1245) que se réalise la première fondation sur le sol de France, à l'initiative de la fille de Simon de Montfort, le chef de la Croisade contre les Albigeois. Le roi St Louis voudra lui aussi l'implantation d'un monastère, à Rouen, en 1263. Ce seront ensuite Metz, Viviers, Lille, Aix, Val Duchesse près de Bruxelles, Val des Anges à Bruges etc. |
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Philippe le Bel honorera la dévotion de son grand-père pour le lieu de son baptême en établissant des moniales à Poissy. De tant d'édifices, un seul existe encore aujourd'hui où ni guerres, ni révolutions n'ont interrompu la vie régulière depuis 1316, date du transfert à Estavayer-le-lac d'une communauté d'abord installée à Lausanne en 1280. |
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Aux lendemains du Concile de Trente en France, « l'invasion mystique » qui entraîne des réformes comme celle de Port-Royal et provoque tant de fondations - du Carmel à la Visitation - explique pareillement l'apparition de nombreux nouveaux monastères dominicains. Douze dérivent directement ou indirectement de la réforme opérée en 1592 à Sainte-Praxède d'Avignon (fondé en 1347). Sept autres se rattachent de la même manière à Ste Catherine de Toulouse, établi en 1611. Dans l'un et l'autre cas se rencontre l'influence décisive du P. Sébastien Michaelis (1618) promoteur d'un mouvement de renouveau dominicain en France. Deux des communautés ainsi fondées ont survécu à la Révolution française : le monastère de Langeac (fondé en 1623) et celui d’Évry (primitivement monastère de la Croix, fondé à Paris en 1636). Ayant repris la vie commune dès 1805 dans les bâtiments de leur ancien monastère, les sœurs de Nay (Hautes Pyrénées) se sont trouvées ensuite, de différentes manières, à l'origine de la fondation ou refondation de la plupart des monastères actuellement implantés en territoire français. A partir de la France ou de la Belgique se sont réalisées des fondations aux États-Unis, au Canada, au Japon, au Brésil, en Norvège, au Cameroun, au Burundi.
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