Monastère Saint Jean Baptiste d'Unterlinden
Le XVe siècle
réforme dominicaine
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© Martin Schöngauer. Musée d'Unterlinden |
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Et, malgré une telle conjoncture, Colmar se développait... Face à cette renaissance, une Eglise affaiblie, divisée: deux papes, Urbain VI à Rome, Clément VII à Avignon; des ordres souvent décadents, des couvents décimés par les épidémies. L'essor prodigieux de l'Ordre dans la Province (18) devient la cause de son déclin, dans la mesure où l'on veut maintenir à tout prix tous les établissements. Ce prix, ce fut un recrutement peu sélectif, des sujets trop jeunes ou peu fervents. Peu à peu, la "vie privée" s'instaura. Chez les frères, la "dispense" qui avait été au service de l'étude en vue de la prédication, fut déviée de son sens et accéléra la désagrégation de la vie religieuse. Trois monastères strasbourgeois demandèrent à ne plus être sous la "direction" de leurs frères. Ici encore, Unterlinden manifesta son attachement à l'Ordre et aux frères de Colmar, comme l'exprime la prieure, en 1470, dans sa lettre à Rome :
Il acheta aux chanoines de Marbach le couvent de Schoenensteinbach tombé en ruines, le restaura et y plaça, avec quelques recrues, celles des moniales qui désiraient reprendre une vie de stricte observance. De là, elles allèrent réformer, par petits groupes, les autres monastères. (21) |
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Sceau de Schoenensteinbach - XVIIe s. |
En 1419, Unterlinden fut réformé à sa demande, et tout, semble-t-il, se passa sans heurts. Par contre, ce fut moins aisé à Ste Catherine de Colmar, à qui la Réforme fut imposée. Ailleurs, il y eut parfois des résistances et même des heurts et quelques incidents tragi-comiques dûs, vraisemblablement, au comportement des réformateurs, montrant plus de zèle et parfois même, de brutalité, que de diplomatie ou même de tact. Unterlinden connut un nouvel essor, mais il fut de courte durée. |
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Notes : 18- cf. plus haut p. 5 et note 5.
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